Revue de presse

Vol d’armes à la police municipale de SAINT-LYS : prison avec sursis

Publié le 01/03/2017 à 07:11

Justice – Tribunal

Trois armes avaient été dérobées à Saint-Lys./Photo DDM, archives
Trois armes avaient été dérobées à Saint-Lys./Photo DDM, archives

«Votre affaire sort de l’ordinaire et encore, c’est peu dire». Le président du tribunal correctionnel de Toulouse Didier Suc s’étonne à la lecture du procès-verbal de synthèse. Il y a de quoi. Dans la nuit du 13 au 14 février, Lucas, très jeune homme de 18 ans, s’est introduit dans les locaux de la police municipale de Saint-Lys À l’intérieur, il a dérobé trois Smith & Wesson de calibre 38 spécial, 124 munitions, des menottes, des uniformes, une bombe lacrymogène ainsi qu’une matraque télescopique et même les objets trouvés ramenés au commissariat. «Quand je suis rentré, j’ai vu le coffre des armes. La clef se trouvait dessus. J’ai ouvert et j’ai pris les armes», confesse Lucas. «Mais qu’est ce qu’il vous est passé par la tête ? Pourquoi voler ces armes ?», l’interroge le président. «J’avais une dette de stupéfiants, je voulais simplement impressionner», répond le prévenu, très courtois, visage juvénile enfoncé dans sa veste noire. Ce jeune homme d’origine Bulgare ne s’est pas contenté de dérober cet arsenal. Samedi, il a tiré avec une des armes sur un traversin, dans le jardin à l’arrière de sa maison. Plus de 50 ogives et 64 étuis percutés ont été retrouvés par les enquêteurs. «Personne ne vous a entendu ? Cela fait un certain bruit quand même ce genre de calibre», s’inquiète le président. Le bruit des détonations n’a pas alerté les enquêteurs mais la plainte d’un couple de voisin qui a vu une balle se ficher dans le mur de leur salon (notre édition d’hier), à 300 mètres du lieu du tir ! «Vous êtes totalement inconscient ! Vous tirez comme ça dans votre jardin. Saint-Lys ce n’est pas le désert profond», raisonne le président du tribunal.

Le jeune prévenu tient surtout à présenter ses excuses à ses voisins, particulièrement choqués par l’arrivée d’une balle de 38 spécial dans leur salon un samedi matin. Le procureur de la République Olivier Mouysset le concède : «Heureusement qu’il a tiré, sinon, on n’aurait peut-être jamais retrouvé les armes, ni le voleur». Pour autant, le magistrat regrette le comportement «inadmissible et inconscient» du prévenu. Ce dernier, inconnu des services de police et de justice, garde la tête baissée pendant que le procureur requiert deux ans de prison assortis en totalité d’un sursis avec mise à l’épreuve. Malgré la défense de Me Frédérique Pujol-Suquet qui insiste sur «l’état d’immaturité» du jeune garçon, le tribunal a condamné Lucas à 18 mois de prison assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve avec obligation de soin, d’indemniser les victimes, de travailler ou de se former. Il a désormais l’interdiction de détenir une arme et d’entrer en contact avec ses voisins.

B. Z.

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