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serquigny un ASVP blessé

Agressé sur un coup de tête

Publié le Il y a 18 Heures
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Violences. Un agent de surveillance de la voie publique de Serquigny (Eure), gêné pour circuler dans une rue où stationnaient quatres jeunes gens, a été frappé par l’un d’entre eux.

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La victime était également médiateur de la commune (photo AFP)

 

 

«Je viens de passer 7 heures d’examen au CHU de Rouen » lâche Michel Marzec, 58 ans, au téléphone lundi après-midi, visiblement accablé. Depuis vendredi, cet agent de surveillance de la voie publique (ASVP) et médiateur de Serquigny souffre d’une fracture au niveau de l’œil. Cet ancien gendarme passait vendredi un peu avant 19 heures en voiture rue Max Carpentier, près de la mairie, quand il s’est retrouvé bloqué par un groupe de quatre piétons, « des jeunes, inconnus de Monsieur Marzec » selon Lionel Prévot le maire de la ville. Le quatuor stationne sur la chaussée. L’automobiliste leur demande ce qu’ils font là. « Un des quatre se montre arrogant » explique-t-on à la compagnie de gendarmerie de Bernay. Michel Marzec descend de son véhicule, en uniforme, et va à sa rencontre. Son interlocuteur se montre très agressif, le ton monte, et l’agent se fait insulter.

Un coup au visage lui perdre connaissance

Un second membre du groupe arrive sur le côté, le pousse, l’insulte et lui assène un coup de tête, « sans conséquence ». L’ASVP le repousse et lui met une gifle. Son assaillant s’avance à nouveau et lui porte un coup de poing au visage, qui fait perdre brièvement connaissance à l’ancien militaire. Le groupe, trois jeunes hommes et une jeune femme, repart. Deux adjoints au maire viennent porter secours à Michel Marzec. Les premiers soins sont apportés à la pharmacie. Au final il s’est vu prescrire 30 jours d’ITT.

Les gendarmes de Brionne, alertés, interpellent les membres du groupe une centaine de mètres plus loin. Le présumé porteur des coups est placé en garde à vue. Laissé libre à l’issue, ce tout jeune majeur de 18 ans est convoqué devant le tribunal correctionnel d’Evreux le 27 juin pour violences sur une personne chargée d’une mission de service public ayant entraîné une incapacité temporaire de travail supérieure à 8 jours. Ses trois compères ont également été entendus.

« Fortement alcoolisé »

Originaire de Saint-Michel-sur-Orge, il semble passer beaucoup de temps à Serquigny et dans les environs. « On le connaît sur le ressort de la compagnie » explique le même gendarme sans en dire plus. Il était « fortement alcoolisé » au moment de son interpellation.

Du côté de la mairie, Lionel Prévot indique « qu’on va suivre l’affaire de très près ». Lui qui connaît bien son employé, le décrit comme « un homme de dialogue, qui a une autorité naturelle et une connaissance juridique ». « On souhaite que ces jeunes soient jugés sévèrement (…) il faut montrer à l’opinion publique qu’on ne peut pas faire n’importe quoi ». L’édile juge que « c’est un acte gratuit de stupidité, de brutalité et de méchanceté ». Il estime encore qu’« une telle violence, ça ne date pas d’hier, ça dépasse le cadre de ce jeune, ça veut dire que derrière il y a quelquechose, il a aussi une famille, j’aimerais qu’on leur pose aussi des questions ». Le procès devrait permettre d’en apprendre plus sur ce fait exceptionnel à Serquigny.

Sylvain Auffret

s.auffret@presse-normande.com

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