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article gazette des communes greve du 04 mars 2014

En pleine campagne électorale, le SNPM-FO et la CFTC Police municipale, suivis de l’USSPM, appellent les policiers municipaux à manifester le 4 mars à Paris et dans plusieurs villes de France pour « défendre le volet social » de la profession. Une mobilisation contestée par les autres organisations syndicales qui dénoncent une instrumentalisation politique et une « manipulation qui ne sert que des intérêts particuliers ».

Le paysage syndical de la police municipale serait-il au bord de l’implosion ?

Depuis la réunion de la commission consultative de la police municipale (CCPM) du 13 février, au cours de laquelle le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a annoncé le refus gouvernemental de généraliser l’indemnité spécifique de fonction (ISF), comme le réclament les syndicats depuis de nombreuses années, la hache de guerre semble être déterrée entre les principaux représentants des syndicats.

Deux camps face-à-face - D’un côté, le Syndicat national de la police municipale (SNPM-FO), qui se présente comme « le syndicat majoritaire » et dont l’appel à manifester le 4 mars, suivi par la CFTC Police municipale et l’Union syndicale des professionnels de police municipale (USPPM), a fait l’effet d’une bombe.

De l’autre, l’Interco-CFDT, la Fédération autonome de la FPT (FA-FPT), la CGT et l’UNSA, qui dénoncent à l’unisson « le diktat du SNPM-FO et de son dirigeant ».

Deux semaines après la CCPM, la déception n’en reste pas moins unanime.

« Ce sont aux communes de décider » - Du côté du SNPM-FO, de la CFTC et de l’USPPM, pas question de laisser passer le recul du gouvernement sur le volet social. « La coordination nationale pour la défense du volet social appelle tous les policiers municipaux à rejoindre le mouvement de protestation », clament-ils.

Rendez-vous est donné le 4 mars à Paris et dans une dizaine de villes en région.

Dans ce camp des manifestants, on ne décolère pas et on rappelle que la généralisation de l’ISF, validée lors de la précédente réunion de la CCPM en mars 2012, avait même obtenu le feu vert de l’Association des maires de France (AMF). « Cette décision relève de la libre administration des communes, le gouvernement n’a pas à s’y opposer. Ce sont les communes qui paient, ce sont aux communes de décider ! » tonne le secrétaire national du SNPM-FO, Frédéric Foncel, qui précise avoir sollicité, par un courrier transmis le 28 février à l’Elysée, « l’arbitrage du président de la République ».

Et d’en déduire que « le gouvernement semble considérer comme normal et juste que des policiers municipaux partent en retraite avec une pension inférieure à 1000 ou 900 euros brut par mois. Beaucoup sont contraints, alors qu’ils ont la possibilité de partir à 57 ans , de poursuivre jusqu’à 65 ans et plus., c’est inadmissible ! » poursuit-il.

Même écho à la CFTC Police municipale, qui évoque « un fiasco social », dixit son président Patrick Carré, et indique avoir sollicité le ministère de l’Intérieur le 26 février « pour qu’il fasse une demande officielle par l’intermédiaire de législateur sur le versement obligatoire de l’ISF et si celle-ci est réellement hors la loi le conseil constitutionnel tranchera ».

Accusations - Dans l’autre camp – CFDT, FA-FPT, CGT et UNSA, les annonces du ministre de l’Intérieur ont également provoqué une vive déception. Dans un courrier daté du 24 février adressé à Manuel Valls et à Jacques Pélissard, président de l’AMF, les quatre organisations interpellent le ministre. « Le gouvernement auquel vous appartenez ne cesse de défendre dans le secteur privé un nouveau pacte social, vous devez donc vous mettre en cohérence avec cet objectif en respectant et en accompagnant l’accord trouvé entre les employeurs et les organisations syndicales ». Et d’appeler le ministre et le président de l’AMF à « trouver une issue à cette situation, faute de quoi, vous ne laisserez place qu’à l’expression d’une légitime colère de ces personnels ».

« Le diktat du SNPM-FO » - Mais si les signataires du courrier n’écartent pas la possibilité de lancer un mouvement, tous s’accordent pour dénoncer « le diktat du SNPM-FO » et de son appel à manifester le 4 mars.

Dans un communiqué particulièrement virulent, le secrétaire national de l’Interco-CFDT, Jean-Claude Lenay, accuse le syndicat de ne pas jouer le jeu de la concertation syndicale et d’avoir été « le bras armé du précédent pouvoir pour museler les revendications des policiers municipaux pendant toute la campagne présidentielle ». « Les mêmes, veulent aujourd’hui, comme par hasard juste avant la campagne municipale, appeler les policiers municipaux à descendre dans la rue ! Mais de qui se moque-t-on ? Pour qui prennent-ils les policiers municipaux ? »

La FA-FAPT, par la voix de son secrétaire national, Fabien Golfier, enfonce le clou en appelant les agents « à ne pas se laisser manipuler et à ne pas se laisser entrainer dans une aventure qui n’est pas celle de notre profession, mais qui ne sert que des intérêts particuliers ». Et « refuse de se laisser instrumentaliser par des représentants syndicaux qui confondent défense des intérêts d’une filière et opposition à un gouvernement démocratiquement élu ».

Divorce consommé - « Une manifestation ne se décide pas dans l’improvisation et encore moins sans avoir engagé une concertation avec les autres organisations, renchérit Philippe Aoustin chargé de la police municipale à la CGT. Les agents doivent penser à l’avenir de la profession plutôt que de faire le choix de la médiatisation d’un syndicat ou d’une personne ! ».

Des attaques directes qui ont aussitôt fait réagir les syndicats visés, au premier rang desquels le secrétaire national du SNPM-FO. « Ne serait-ce pas plutôt nos détracteurs qui tentent de manipuler les policiers municipaux en les appelant à ne pas manifester et en leur promettant des jours meilleurs……….. sans lutter ? Pour ne pas déranger leurs amis au gouvernement en manifestant à l’approche des élections municipales? » Et de conclure : « Nous savons tous que nous n’obtiendrons ce que nous voulons qu’en allant le chercher dans la rue ».

 

 

Si je comprends tout . Tout le monde est d’accord pour dire qu’on se moque de nous , mais vous n’appelez pas à manifester parce que l’ idée a été lancée par les autres!!!!!

Mais j’ai cru comprendre qu’en séance de la CCPM, on avait appeler à l’unité tous les syndicats et que seulement deux ont répondus. fallait peut être vous envoyer une lettre recommandé , ou vous aviez les foix de prendre position devant le Ministre ??

Non mais on croit rêver, c’est juste pour une histoire de susceptibilité, que vous mettez un tel brin??? c’est vraiment de l’orgueil mal placé et les intérêts de la profession ne sont pas plus importants que ça à vos yeux ?.?.

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