Revue de presse

Police municipale de Woippy

Le chef de la police municipale de Woippy a été récemment menacé par l’un de ses collègues avec son arme de service. Une plainte pour violences volontaires avec arme sans ITT a été déposée au commissariat de Metz

C’est la menace d’un rapport adressé à François Grosdidier, maire de Woippy et patron de la police municipale, qui a visiblement fait sortir un agent de ses gonds. En fin de semaine dernière, ce quinquagénaire avait été surpris par son supérieur alors qu’il faisait une sieste dans une voiture de service. Un nouvel « incident », semble-t-il, à mettre au compte de cet homme qui, depuis quelque temps, connaissait des soucis avec sa hiérarchie. S’il ne « souhaite pas ouvrir le dossier professionnel de l’intéressé dans la presse », François Grosdidier précise qu’« il existait d’autres éléments qui pouvaient inciter le responsable de la police municipale à de la fermeté à l’encontre de cet agent ». À savoir « des fautes légères de comportement ». Est-ce la perspective d’une éventuelle sanction qui a fait perdre son sang-froid au policier ? Toujours est-il que celui-ci a utilisé son arme de service, dans les bureaux de la police municipale, pour menacer son chef. La scène, qui se serait tenue en présence de plusieurs agents, a été partiellement filmée par le système de surveillance installé au sein même des locaux.

« Problème disciplinaire »

Lundi, la victime a déposé plainte au commissariat de police de Metz pour violence volontaire avec arme n’ayant pas entraîné d’ITT. Quant à l’agent « au sang chaud », policier depuis plusieurs années, il a été « suspendu de ses fonctions sine die », indiquait, hier, François Grosdidier. Aucune mise à pied conservatoire n’ayant été prononcée à son encontre, il bénéficie, pour le moment, toujours de son salaire.

« C’est avant tout un problème disciplinaire, poursuit le sénateur-maire. S’il doit y avoir des conséquences pénales, il y en aura. Je souhaitais qu’un signalement soit fait au parquet et à la police nationale. En effet, c’est le préfet qui prend un arrêté de port d’arme alors que le procureur de la République donne son agrément. Quant au maire, il décide de la dotation. Qu’il y ait une plainte ou un signalement, peu importe ! Ces faits doivent, avant tout, être sanctionnés disciplinairement. Je suis très exigeant avec mes policiers municipaux et je n’accepte pas la moindre légèreté, entorse au règlement ou une attitude non professionnelle dans le maniement des armes notamment. »

Et de poursuivre : « Son comportement a été anormal, menaçant et inadmissible pour un professionnel armé. On ne peut pas tolérer ça d’un fonctionnaire qui exerce une autorité sur les citoyens. Aucune entorse à la déontologie ne peut être tolérée. J’ai confiance dans mes policiers municipaux, qui ont une grande autonomie sur le terrain. Le niveau d’exigence doit être à la hauteur des responsabilités que je leur donne. Comme ils sont armés, ils ont plus d’obligations que les agents d’autres polices municipales. Tout manquement doit être sanctionné. Il est hors de question que cet agent reprenne ses fonctions dans ces conditions. »

Une sieste pendant ses heures de service qui risque fort de coûter cher à l’intéressé. D’un simple rappel à l’ordre qui n’aurait probablement pas engendré de sanction, il pourrait se retrouver exclu de la police municipale pour en être arrivé à de telles extrémités.

Républicain Lorrain du 26/02/14

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