Revue de presse

Police municipale du Havre

http://www.paris-normandie.fr/article/le-h…icier-municipal

Venus simplement dresser une contravention pour stationnement gênant, les policiers municipaux ont dû faire face à la colère de la Havraise de 43 ans. « Une bonne mère de famille », décrit pourtant son avocate.
Le 18 mars dernier, Carole a garé sa Citroën devant son domicile du quartier Sainte-Cécile, au Havre. « Pour décharger mes courses », expliquera-t-elle. Toutefois, les quatre roues se trouvent sur le trottoir, reproche l’agent. Tandis que le brigadier-chef finit d’exécuter son travail, la femme au petit gabarit sort de sa maison.Elle confirme être propriétaire de l’auto.

« Elle commence à sourire et demande si on n’a pas autre chose à foutre », dit le procès-verbal. « Je leur ai juste dit que s’il voulait se faire plaisir qu’il me mette une amende » soutient la prévenue. Les policiers n’ont pas entendu ces mots. « Ça te fait bander, va te b… », rapportent-ils notamment. « En aucun cas », maintient l’intéressée.

« De toute façon, le papier était déjà sur le pare-brise », se contredit-elle. Parce qu’elle s’emporte davantage encore au fil de l’intervention, le policier municipal attrape son poignet pour une interpellation. « Sans qu’il soit question de menottage », rappelle Me Puyt-Guérad représentant l’agent, au cours du procès en correctionnelle. « À la limite de l’hystérie », indique-t-il, la femme crie « au secours ».

Les collègues restés jusqu’ici dans la voiture de la Ville en sortent. Une fonctionnaire tente de dialoguer avec la femme en crise. Elle n’y parvient pas. Au cours de la scène, la Havraise réclame la police nationale.

Au juge, elle soutient que cette procédure pourrait être « un règlement de comptes ». Son mari et un policier municipal auraient eu un différend il y a de très nombreuses années. « Bah oui, on cherche, on cherche une explication », formule la femme esquissant un sourire. « Je suis auxiliaire de vie, j’ai toujours été polie », précise-t-elle tout en présentant un casier vierge. « On n’a aucune raison de douter que Madame soit charmante avec les gens qu’elle croise dans sa vie professionnelle, répond le parquet. Mais ce n’est pas le sujet. » Reconnue coupable d’outrage, la Havraise écope d’une peine d’avertissement : une amende de 500 € avec sursis. Elle est relaxée pour la rébellion.

 

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