Revue de presse

polices municipales du val d’oise

Le choix des armes

Des policiers municipaux armés dans le département ? L’idée fait son chemin dans la tête de certains élus valdoisiens soucieux de répondre à une délinquance toujours plus coriace.

Dernière mise à jour : 12/09/2013 à 10:54

Si le préfet accède à leur demande, Argenteuil et Roissy-Porte de France  pourront équiper leurs policiers municipaux de flash-balls, revolvers ou pistolets  (Photo : maxppp).

Si le préfet accède à leur demande, Argenteuil et Roissy-Porte de France pourront équiper leurs policiers municipaux de flash-balls, revolvers ou pistolets (Photo : maxppp).

Les armer ou pas ? La question agite le Val-d’Oise depuis juin et l’annonce du maire Ps d’Argenteuil, Philippe Doucet, de sa farouche volonté de doter ses policiers municipaux de flash-balls, une arme de quatrième catégorie. Rassurer ses concitoyens en même temps que des policiers municipaux de plus en plus effrayés à l’idée de se balader avec un simple tonfa à la ceinture, tels sont les objectifs visés à travers cette décision qui sera bientôt soumise à l’examen du préfet, sans lequel rien n’est possible. Si Argenteuil obtient l’accord du représentant de l’État, elle sera la première ville du département à se doter d’une police municipale armée. Une police qui devrait dans la foulée gonfler ses rangs, passant de 40 à une centaine d’hommes pour devenir la police municipale la plus importante du département. D’autres communes pourraient imiter Argenteuil et muscler leur police municipale afin d’opposer une réponse plus appropriée à une délinquance toujours plus virulente. Du côté de la communauté de communes Roissy-Porte de France, à l’est du Val-d’Oise, on s’apprête ainsi à déposer une demande sur le bureau du préfet.

Armes létales

C’est vers la fin de l’année ou au début 2014 que les policiers municipaux d’Argenteuil pourraient dégainer, en plus de leur carnet à souche, des flash-balls, tandis qu’à Roissy-Porte de France, ce sont des armes de poing de quatrième catégorie (revolvers 38 sp ou pistolets automatiques 7.65 mm) que la police intercommunale aura entre les mains. Test d’aptitude, formation… Celles et ceux qui prendront les armes devront être à la hauteur. Des garde-fous essentiels pour le préfet du Val-d’Oise, Jean-Luc Ne-vache : «La décision tient pour l’essentiel aux conditions d’emploi de la police municipale, à ses missions, sa formation et son encadrement», souligne-t-il, précisant dans la foulée que «les règles de déontologie» devront être respectées pour qu’il accorde son feu vert. La formation des policiers municipaux est également perçue par le syndicat unité Sgp police comme la condition sine qua non à l’armement. Pour autant, le syndicat de la police nationale prévient : les municipaux ne devront pas verser dans le dépassement de fonction et empiéter sur le travail des nationaux. Une mise en garde relayée par certains maires du département qui rappellent que la sécurité publique est avant tout l’affaire de la police nationale. En première ligne des tenants de cette vision régalienne de la sécurité, le maire Ps de Cergy. En juin dernier, Jean-Paul Jeandon annonçait qu’il n’armerait jamais sa police municipale, la plus importante du Val-d’Oise avec 45 agents. Depuis, il n’a pas changé d’avis. «La police municipale n’a pas les mêmes missions que la police nationale. À Cergy, elle a une mission de présence, d’îlotage et de proximité. Compte tenu de ses missions, il n’y a donc aucun intérêt à l’armer. Elle n’est pas là pour se substituer à la police nationale. Pour se défendre, les policiers municipaux disposent d’un tonfa, ils ont également reçu une formation à la gestion de crise et aux invectives. Compte tenu de leurs missions, c’est suffisant.»

http://www.gazettevaldoise.fr/2013/09/12/le-choix-des-armes/

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