Revue de presse

Police municipale de Sanary

Un dimanche soir très mouvementé!

Alors que des caravanes s’apprêtaient dimanche en fin d’après-midi à quitter le site, de nouvelles entendaient s’y installer. Le maire immédiatement présent sur le site et les agents de la police municipale ont bloqué les accès.

Un départ mouvementé des gens du voyage dimanche soir sur le site de Péchiney.

Un départ mouvementé des gens du voyage dimanche soir sur le site de Péchiney.

C’était bouillonnant dimanche en fin d’après-midi. Alors que les quelques 90 caravanes commençaient à quitter les lieux, d’autres attendaient chemin de la Marine pour s’y installer. Le maire a alors garé sa voiture de façon à empêcher l’accès aux côtés des agents de la police municipale. Autour, d’autres élus étaient là comme Jean-Luc Granet, Jean Brondi et Roger Carpentier. Le ton monta vite, et une pluie d’injures se fit entendre, le maire voyant même sa voiture secouée. Ce dernier expliquait: « il est hors de question de céder, sinon on ne s’en sort plus, c’est insupportable ». Quelques agents de la police nationale et de la BAC étaient également sur site pour assurer la sécurité, en compagnie du commissaire Gilles Vallerian. Le maire ne changea pas de position, la tension retomba lorsqu’un pasteur de la communauté prit acte de la situation. Les agents de la police municipale restèrent en poste devant l’entrée, se retirant juste pour faire partir les caravanes, avec parfois quelques échanges surréalistes, certains gens du voyage leur disant à l’année prochaine. Plusieurs riverains ont assisté à la scène, d’autant plus que certaines caravanes étaient postées devant leur habitation, dans l’attente d’essayer de pénétrer sur le site. Certains exprimaient leur colère et n’imaginaient pas une nouvelle arrivée, l’un d’eux, monsieur Blain, nous disait: « le soir c’est parfois l’autoroute ici, il faut voir comment cela se passe. Il faut aussi savoir quand même qu’ils se sont branchés sur plusieurs points d’eau privés, et pour nous ont fait quoi? C’est hallucinant. Je ne suis pas toujours d’accord avec le maire, mais là je suis 100% derrière lui, il fallait en avoir du courage pour rester posté devant eux, il n’a pas cédé à leur intimidation ». Le maire lui nous expliquait: « c’est un chantage permanent, eux se font passer pour des victimes et les autorités de l’Etat laissent faire alors qu’elles pourraient et devraient résoudre ce problème. Qu’on nous reproche de ne pas avoir d’aire d’accueil est un argument fallacieux, à Sanary le plan prévoit une trentaine de place, jamais on ne pourrait accueillir 200 caravanes, et ils le savent très bien, en plus il nous faut attendre d’avoir un plan local d’urbanisme validé. J’utilise les seuls moyens dont je dispose en tentant d’empêcher le vol d’eau et d’électricité ou comme ce soir en empêchant la venue d’autres caravanes ».
Côté gens du voyage, leur départ s’est ensuite déroulé dans le calme, vers 21 heures le site était vide. Sauf qu’une centaine de caravanes attendait au niveau du péage de Bandol, Thierry Febbrari (responsable police municipale) a prévenu ses homologues, notamment à Six-Fours. Le maire décida lui de faire labourer le terrain par un tractopelle. A 22h30 ils quittèrent les lieux, et ce matin aucune caravane n’y était entrée. Mais le maire entendait ne pas en rester là: « je sais très bien qu’ils peuvent aussi rentrer sur un autre terrain, mais on utilisera tous les moyens juridiques et matériels pour les en empêcher. A un moment donné on ne peut pas tout accepter, il faut voir par exemple l’état de la pelouse du stade de la Guicharde pour lequel on attend encore le jugement ».

Quelques rappels

Factuellement le département manque d’aires d’accueils et de sites de grand passage, on est bien loin du schéma départemental de 2003 qui devait permettre de disposer de quelques 1.500 places, et qui a été revu à la baisse avec le nouveau plan de 2012. Entre certaines communes réticentes, d’autres dans l’attente de leur PLU, le sujet est complexe, et soulève parfois beaucoup de réactions épidermiques de la part d’administrés, et les maires semblent souvent démunis, entre la colère des riverains et leur étroite marge de manoeuvre, car les décisions des juges sont toujours longues à tomber, entérinant de fait leur installation. Est-ce que l’application du schéma résoudra les problèmes d’occupations illégales? Est-ce que certaines aires d’accueil correspondent vraiment à l’attente des gens du voyage? Les années passent et se ressemblent pour tout le monde, avec l’impression que rien ne bouge, tant pour les collectivités que pour les « gens du voyage » qui regroupent aussi une grande diversité de communautés.

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