Revue de presse

Police municipale d’Orleans

La chasse aux fraudeurs


Près de 95 % des usagers voyagent dans la légalité. Keolis en veut plus. - LA REP Photo

Près de 95 % des usagers voyagent dans la légalité. Keolis en veut plus. – LA REP Photo

Keolis a mis en place, tous les mois depuis février, un dispositif impressionnant pour contrôler les titres de transport. Vérificateurs, agents et policiers sont sollicités.

Station Tourelles. Hier, 12 h 45. Sur les quais de la ligne A du tramway, des vérificateurs, des agents Keolis, la police municipale, et celle des transports. Pratiquement, aucune rame, à destination de La Source, ne leur échappe.

Ce scénario n’est pas nouveau. Avec 2013, le délégataire a fait de la lutte contre la fraude sa priorité, d’où la multiplication des contrôles. Des opérations mensuelles de près de deux heures. Toujours spectaculaires.

En deux minutes, tous les passagers sont contrôlés. Par des vérificateurs, par des agents de Keolis, volontaires, même en poste à la gestion ou à la comptabilité. « Le but est de faire vite pour ne pas immobiliser trop longtemps la rame et pénaliser les voyageurs », explique Frank, un intervenant.

5 à 7 % de fraudeursLe dispositif est rodé. D’abord, vérifier les titres de transport des usagers descendant du tram, puis, ceux des voyageurs toujours dans la rame. Trois agents par porte. Si une infraction tarifaire est constatée, la carte d’identité est saisie, et l’usager invité à rejoindre le quai. Là, il est procédé à sa verbalisation. Vingt-cinq euros pour un titre non valide et un paiement immédiat.

Sur les quais, la police municipale et celle des transports veillent. Elles se chargent de relever les identités, d’épauler les vérificateurs. Parfois, la tension monte. La présence d’un chien désamorce aussitôt les conflits. « Sur les grandes opérations, l’effet de masse avec la présence de nombreux agents apaise. Les gens coopèrent ».

Les tensions sont donc rares ; la raison rattrape les fraudeurs. Ils représentent entre 5 et 7 % des voyageurs. « Ce sont des chiffres sur les premières opérations, constate Pierrick Poirier, le directeur Keolis. Il faut savoir que le client ne paie que 25 % du service. » Difficile d’en établir le profil. « Nous avons des jeunes, des mamies qui sont en infraction », constate Frank, le vérificateur. Keolis les traque.

Et il ne faut pas traîner. Il suffit d’un SMS ou d’un tweet pour informer rapidement les autres usagers, de la présence des agents à une station.

Nicolas Da Cunha

http://www.larep.fr/loiret/actualite/2013/06/07/la-chasse-aux-fraudeurs-1585015.html

Pas encore de commentaire.

Ajouter votre réponse

sictameunsahutchinson |
fomacif |
uslive |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | cgtvilledemartiguescapm
| 100pour100chat
| starzia