Revue de presse

Police d’Angoulême

 

Dans les pas de la police municipale d’Angoulême

06h00 par Maurice BONTINCK | Mis à jour il y a 7 heures

 Les patrouilles de la police municipale effectuent surtout un travail de proximité, comme ici avec une commerçante récemment braquée.Les patrouilles de la police municipale effectuent surtout un travail de proximité, comme ici avec une commerçante récemment braquée. PHOTO/(Photos Renaud Joubert)Polices municipale et nationale effectuent des patrouilles communes le mercredi en centre-ville.Polices municipale et nationale effectuent des patrouilles communes le mercredi en centre-ville. PHOTO/(Photo M.-A. B.)Visite au centre social de la Grande-Garenne. La veille, des insultes ont fusé enversVisite au centre social de la Grande-Garenne. La veille, des insultes ont fusé enversLes patrouilles de la police municipale effectuent surtout un travail de proximité, comme ici avec une commerçante récemment braquée. PHOTO/(Photos Renaud Joubert)

 

Angoulême compte quatorze policiers municipaux. CL les a suivis en patrouille une journée. Entre les patrouilles à Basseau et au Champ-de-Mars, ils agissent avant tout comme une police de proximité.

Un autostoppeur alcoolisé et pouce levé devant le capot d’une voiture siglée, au coeur de Ma Campagne. La situation est aussi imprévisible que cet octogénaire à la mémoire qui flanche, incapable de retrouver la route de son domicile. Des anecdotes légères pour les policiers municipaux d’Angoulême, dans un quotidien pourtant « de plus en plus compliqué ». Parce que la présence de l’uniforme est vécue « comme un défi permanent » par certains, en particulier « à Basseau en ce moment » où les fonctionnaires sont « beaucoup plus vigilants ». D’ailleurs, aucun agent n’habite à Angoulême, la plupart du temps pour des raisons de sécurité. « Et je préfère ne pas mettre ma femme dans une situation difficile », explique un brigadier-chef.

Ce mercredi-là, les coups de chaud sont plutôt aux abonnés absents. Mis à part une patrouille venue en renfort pour une voiture remplie de cinq jeunes qui avaient pris un sens interdit en centre-ville. « Il vaut mieux être prévoyant, cela peut dégénérer d’un coup », explique un policier devant la voiture entourée de cinq agents.

Quelques heures plus tôt, deux brigadiers avaient commencé leur patrouille par une visite au centre social de la Grande-Garenne. Pour apprendre que quelques insultes ont fusé la veille envers le directeur et qu’un homme « dérangé dans sa tête » fait régulièrement peur au personnel présent. « Vous devriez nous appeler », explique le brigadier-chef Marc (1). Mais difficile pour le personnel du centre de savoir à quel moment il faut se rapprocher des policiers, sans passer pour une « balance ».

La tournée sur l’une des quatre zones urbaines de sécurité (ZUS) de la ville (2) se poursuit en voiture dans un quartier calme en cette fin de matinée. Quelques signes discrets de la main sont échangés « pour montrer aux commerçants que nous sommes passés ». Un renseignement est pris sur une voiture stationnée depuis trop longtemps. Mais rien d’anormal, à part une contravention en revenant au poste pour une voiture qui s’est garée… sur les places réservées aux trois véhicules de patrouille.

Surveillance renforcée au Champ-de-Mars

« La météo joue beaucoup, explique le brigadier Alain (1). Dès les beaux jours, c’est plus tendu ».

En particulier, du côté du Champ-de-Mars, là où l’accent a été mis ces dernières semaines. Presque tous les mercredis depuis trois mois, polices municipale et nationale effectuent des patrouilles communes. L’arrivée des « bleus » a un effet dissuasif immédiat. Mais la place et ses recoins se transforment souvent en terrain de cache-cache.

Et cela n’empêche pas les altercations violentes comme mardi dernier où un jeune homme a été gravement blessé à coups de marteaux (lire CL de mercredi). C’était un mardi soir à 19h, une heure où la police municipale a terminé sa journée, même si Olivier Billy, le responsable, aimerait allonger les horaires (lire ci-dessus). « C’est vrai que c’est difficile de toute façon d’être là au bon endroit au bon moment », poursuit un de ses hommes. Et de rappeler qu’au moment de la série de braquages de tabacs dans le centre-ville en décembre, une patrouille était « à quelques dizaines de mètres d’un des commerces braqué en pleine journée ». Quelques instants plus tard, le brigadier vient aux nouvelles de la commerçante braquée « à cinq reprises », pour s’assurer que tout va bien en ce moment.

La police municipale est avant tout une police de proximité.

(1) Les prénoms ont été changés

(2) Bel-Air Grand-Font, Basseau, Ma Campagne, Centre-ville.

http://www.charentelibre.fr/2013/03/25/dans-les-pas-de-la-police-municipaledes-horaires-plus-larges,1826698.php

Pas encore de commentaire.

Ajouter votre réponse

sictameunsahutchinson |
fomacif |
uslive |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | cgtvilledemartiguescapm
| 100pour100chat
| starzia