Revue de presse

Police municipale du Havre

Le Havrais revendique les insultes

Publié le vendredi 18 janvier 2013 à 07H07

TRIBUNAL.Le jeune Havrais assume et confirme les outrages contre des policiers municipaux, l’an dernier.

Mains sur la taille, jetant un sourire vers ses copains dans le public, le Havrais de 18 ans doit répondre d’outrage et de menace envers des policiers municipaux du Havre, au printemps dernier. Sur question de la juge, Rénald dit trouver son attitude « normale ». Il ajoute ne « pas regretter », malgré l’insistance de la magistrate, qui aime toujours entendre un semblant de repentance.
Le 6 juin 2012, une patrouille est requise car une voiture stationnée rue Jean-Jacques-Rousseau gêne le passage. Sur place, les agents regardent, attendent un peu avant de dresser un procès-verbal. Soudain, arrivent le prévenu et le père de sa petite amie. Les fonctionnaires « n’ont pas le temps de dire un mot. Tout de suite, ils sont agressés », rapporte Maître Marie-Annick Puyt-Guérard, avocat des agents. « On a dit qu’on en avait pour deux minutes ! Non, ils n’avaient pas à nous verbaliser ! », réitère le garçon à l’audience. « Vous ne servez à rien, à la municipale ! » lance le beau-père. Rénald enchaîne par des « bâtards » et autres noms d’oiseaux. « Je vais vous mettre un coup de boule. Je vais vous défoncer la gueule. »

La police sort le gaz
Pris à parti verbalement, les policiers craignent désormais pour leur sécurité. L’aîné semble sortir une tenaille de son coffre. « Nous, on leur parlait gentiment », rétorque un temps le garçon. « Enfin un peu méchamment… Et ils utilisent leur gaz lacrymogène ! » En parallèle, la police nationale est appelée en renfort. C’est ainsi que le jeune homme est interpellé dans l’immeuble où il s’est réfugié. Par le passé, encore mineur, il a déjà été condamné à six reprises. Essentiellement suite à des vols. « Pour subvenir à ses besoins », rappelle Maître Christophe Oléon en faveur de son client à « l’enfance difficile » et « la personnalité fragile ». « Je suis un peu étonné de sa réaction aujourd’hui », ajoute la défense.
En réponse aux délits reconnus et revendiqués, le Havrais écope de deux mois de prison ferme et d’un rendez-vous avec le juge de l’application des peines. Plus de onze mois de sursis issus de ses précédents méfaits planaient déjà au-dessus de sa tête. Le parquet avait requis trois mois de prison ferme. Rénald devra aussi verser 100 euros à chacun des deux fonctionnaires outragés et 400 euros pour leurs frais de défense.

source paris normandie

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