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Police « Connaître son arme, c’est déjà avoir la maîtrise de soi »

Police « Connaître son arme, c’est déjà avoir la maîtrise de soi »

Certains sont armés, d’autres pas. Les policiers municipaux qui sont autorisés à porter un pistolet à la ceinture suivent des stages plusieurs fois par an avec un formateur. Rencontre.

Les séances de formation sont obligatoires au moins 2 fois par an.Les séances de formation sont obligatoires au moins 2 fois par an.

Ils sont un peu plus de 200 policiers municipaux moniteurs en maniement d’armes dans toute la France, reconnaissables à leur écusson sur la manche droite.

Deux fois par an au minimum, le stand de tir de Raon-l’Etape reçoit des policiers municipaux locaux ou venus de départements limitrophes dans le cadre de leur formation continue.

Fabrice Génot est l’un de ces formateurs. Il a fait le voyage depuis Gueugnon pour animer les ateliers destinés aux policiers municipaux de Raon-l’Etape, Rambervillers, Baccarat et même Laneuveville-devant-Nancy. « Ces séances sont à la fois pratiques et théoriques. On revient sur le maniement des armes mais aussi sur le cadre légal et juridique, notamment en ce qui concerne la légitime défense ».

Revolver, pistolet automatique, Taser (pistolet à impulsion électrique), Tonfa (bâton de défense), tout l’arsenal des forces de police est passé en revue, y compris les gestes d’auto-défense.

Les élus rassurés

A raison de trois heures par séance, les armes sont maniées, chargées et les tireurs s’exercent sur la cible. « C’est aussi l’occasion de découvrir d’autres armes que l’on peut être amené à mettre en sécurité lors des interventions », commente Fabrice Génot. « Il faut connaître leur fonctionnement parce que quand on y est confrontés on n’a pas le droit à l’erreur. » D’autant que de l’avis de Serge Bertaux, policier à Laneuveville-devant-Nancy et lui aussi formateur, « la proportion d’armes en circulation a augmenté depuis quelques années. »

« Bien connaître son arme, cela déjà avoir la maîtrise de soi et de ses gestes dans sa façon d’intervenir », reprend Michel Volet, du commissariat de Raon-L’Etape. Et cela rassure aussi les élus qui ont choisi d’armer leur police municipale, tandis que d’autres y sont totalement opposés. Fabrice Génot s’en réjouit : « Ils nous voient travailler avec sérieux. Ici, tout est encadré, le nombre de cartouches tirées est prévu à l’avance, ne tirent que ceux qui ont une convocation en bonne et due forme. Et on se sert aussi des faits-divers de l’actualité pour apprendre, encore et toujours ».

Le fait de se retrouver hors du cadre du travail à strictement parler permet d’échanger entre policiers. « On ne travaille pas de la même façon partout, c’est toujours intéressant de savoir comment les collègues fonctionnent. Et puis c’est aussi à l’occasion de ces formations qu’on se rend compte parfois que certains ont des ennuis, professionnels ou personnels. A ce moment-là, on fait un rapport au CNFPT (N.D.L.R : centre national de la fonction publique territoriale), qui prend les mesures nécessaires », assure le formateur, qui a lui-même suivi un cursus spécifique de six semaines avec un concours toutes les semaines avant de pouvoir transmettre son savoir et son expérience à ses collègues. L’écusson, ça se mérite.

Marion JACOB

source vosges-matin.fr

Une réponse à “Police « Connaître son arme, c’est déjà avoir la maîtrise de soi »”

  1. Le 2 juillet 2012 à 13 h 40 min pistoletabille a répondu avec... #

    ça enlève certaines idées fausses sur les policiers, tant mieux!

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