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Bilan 2011 de la filière Police Municipale

Bilan 2011 de la filière Police Municipale

 

Sommaire

 

Introduction. 2

 

1) Recensement 2011 des effectifs de la filière police municipale. 2

1.1) Répartition géographique des effectifs de police municipale. 4

1.2) Répartition par grades des effectifs de policiers municipaux. 5

1.3) Répartition des effectifs armés. 6

 

2) Activité formation du CNFPT en matière de police municipale. 7

2.1) Formation initiale d’application (FIA) des agents de police municipale. 7

2.2) Formation initiale d’application (FIA)  des chefs de service de police municipale. 8

2.3) Formation initiale d’application (FIA) des directeurs de police municipale. 9

2.4) Formation continue obligatoire (FCO) des policiers municipaux. 9

2.5) Formation initiale d’application (FIA)  des gardes champêtres. 12

2.6) Formation préalable à l’armement (FPA). 12

 

3) Les autres formations. 14

 

4) Le projet de labellisation des intervenants de la filière et son expérimentation. 14

 

5) Les partenariats du pôle de compétence………………………………………………………………………………………………15

 

Conclusion. 16

 

 

Introduction 

 

Il appartient à la seule autorité municipale de décider de la création d’une police pour répondre à des besoins locaux spécifiques. La police municipale est l’émanation physique de la responsabilité juridique incombant au maire d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique.

 

Le dernier recensement du CNFPT indique que 3956 collectivités possèdent en 2011 une police municipale. Les policiers municipaux qui travaillent dans ces services ont des prérogatives unifiées définies par la loi, mais n’ont pas les mêmes priorités d’action qui varient d’une collectivité à l’autre.

 

Les policiers municipaux revendiquent d’ailleurs fortement de bénéficier d’une doctrine d’emploi nationale qui permettrait d’harmoniser leurs missions dans le respect de leurs spécificités territoriales. En effet, le spectre des interventions est aujourd’hui extrêmement large, allant de la substitution aux services de police et de gendarmerie nationales à un champ d’interventions limité à sa portion congrue qui pourrait être réalisée par des agents de surveillance de la voie publique ou autres agents territoriaux sans statut juridique particulier.

 

Dans cet univers très contrasté, le CNFPT constitue pour l’ensemble des policiers municipaux un point de référence et d’appui fort, par le simple fait qu’au cours de leur carrière, tous y effectuent des passages que ce soit pour apprendre le métier à l’occasion de la FIA ou pour maintenir leurs connaissances lors de la FCO. Le CNFPT doit maintenir se rôle centralisateur dans le système décentralisé, qui est avant tout un rôle d’harmonisation et de soutien.

 

C’est d’ailleurs le CNFPT qui est chargé par le législateur, à travers le décret 2000-51 du 20 janvier 2000, de recenser tous les ans l’ensemble des communes disposant d’une police municipale.

 

C’est le résultat de ce recensement et du bilan d’activité pour la filière « police municipale » du CNFPT qui est présenté dans cette synthèse. Les données du CNFPT sont les seules qui existent pour cette profession et sont communiquées par l’établissement aux services de l’Etat.

 

1) Recensement 2011 des effectifs de la filière police municipale

 

En 2011, les effectifs recensés par le CNFPT tels que déclarés par les communes sont de 17919 auquel il faut rajouter 899 gardes champêtres.

 

En 2010, ces mêmes effectifs avaient été estimés à 18654 et à 17249 en 2009.

 

Cette diminution de 735 agents entre 2011 et 2010 peut s’expliquer de plusieurs manières :

 

D’une part, le mode de recensement de cette année, totalement nouveau pour les collectivités, puisque qu’il s’agit d’un recensement dématérialisé, implique pour ces dernières de s’enregistrer exclusivement par internet. Cette modalité simple et accessible, qui si elle n’a pas dissuadé les communes de déclarer leurs effectifs, de par la nouveauté qu’elle présente pour ses utilisateurs a pu engendrer quelques erreurs de renseignement des différents champs. Il faut néanmoins préciser que les communes ont pu bénéficier en cas de difficulté d’une aide du CNFPT.

 

D’autre part, ce recensement qui a comme ambition d’être plus précis que les années précédentes comptabilise l’ensemble des agents travaillant dans le domaine de la sécurité dont les agents de surveillance de la voie publique (ASVP). Les effectifs de ces territoriaux étaient jusqu’alors estimés de manière très approximative à 3000 par le CNFPT mais le nouveau recensement laisse apparaitre pas moins de 5125 ASVP. Ce différentiel très conséquent de 2000 personnes permet de formuler l’hypothèse que certains d’entre eux étaient peut-être jusqu’à l’année dernière déclarés abusivement par les communes dans les effectifs de policiers municipaux.

 

L’analyse de l’évolution des chiffres de cette filière laisse néanmoins à penser que les effectifs sont depuis ces dernières années relativement stables. Les nouveaux recrutements viennent combler les départs en retraite. Comme nous le signalions dans le précédent bilan, l’ensemble des chiffres de la filière restent relativement congruents. La Cour des comptes, dans son rapport[1] de juillet 2011, comptabilise 19370 agents, contre « plus de 18000 policiers municipaux » pour le ministère de l’intérieur dans un autre rapport public[2].


 

1.1) Répartition géographique des effectifs de police municipale

 

La répartition des policiers municipaux par inter région s’organise comme suit :

 

Délégation

Cat A

Cat B

Cat C

Total

Part en %

DELEGATION Guadeloupe

5

30

190

225

1,25

DELEGATION Guyane

0

5

80

85

0,47

DELEGATION Martinique

1

18

187

206

1,15

DELEGATION Auvergne

1

15

161

177

0,98

DELEGATION Rhône-Alpes – Grenoble

5

102

805

912

5,1

DELEGATION Rhône-Alpes – Lyon

11

98

935

1044

5,82

DELEGATION Grande-Couronne

9

104

1621

1734

9,68

DELEGATION Première-Couronne

4

49

1229

1282

7,15

DELEGATION Nord-Pas-de-Calais

5

67

740

812

4,53

DELEGATION Picardie

0

37

419

456

2,54

DELEGATION Alsace Moselle

2

68

663

733

4,09

DELEGATION Bourgogne

0

27

270

297

1,66

DELEGATION Champagne-Ardenne

0

19

236

255

1,42

DELEGATION Franche-Comté

1

9

164

174

0,97

DELEGATION Lorraine

1

21

217

239

1,34

DELEGATION Basse Normandie

1

15

210

226

1,26

DELEGATION Bretagne

0

30

322

352

1,97

DELEGATION Centre

4

58

721

783

4,38

DELEGATION Haute Normandie

2

19

347

368

2,05

DELEGATION Pays de la Loire

0

39

386

425

2,38

DELEGATION Réunion

0

24

175

199

1,13

DELEGATION Corse

0

5

68

73

0,4

DELEGATION Languedoc-Roussillon

12

145

1440

1597

8,9

DELEGATION Provence-Alpes-Côte d’Azur

29

374

3342

3745

20,9

DELEGATION Aquitaine

2

50

489

541

3,01

DELEGATION Limousin

0

3

66

69

0,39

DELEGATION Midi-Pyrénées

6

59

550

615

3,43

DELEGATION Poitou-Charentes

2

30

263

295

1,65

NATIONAL

103

1520

16296

17919

100

 

La région dans laquelle les policiers municipaux demeurent les plus nombreux est la région PACA, avec   3745 agents.

 

Le deuxième pôle de concentration des effectifs est la grande couronne parisienne avec 1734 agents, vient ensuite la région Languedoc Roussillon et ses 1597 policiers suivies par la première couronne (1242) et enfin Rhône Alpes Lyon (1044).

 

Les autres régions comptabilisent chacune des effectifs inférieurs à un millier d’agent.

 

Ce sont donc toujours les régions du sud qui concentrent la plus grande part des effectifs de policiers municipaux contre une façade ouest où ils restent peu nombreux.

 

715 policiers travaillent dans les régions ultramarines soit environ 4% d’entre eux.

Note : Mayotte n’a pas participé à ce recensement.

 

Cartographie de la répartition géographique des 17919 agents

 

 

 

1.2) Répartition par grades des effectifs de policiers municipaux

 

Les agents de catégorie C représentent, en 2011, 90,94% du total des effectifs de policiers municipaux.

Les agents de catégorie B, 8,48% et ceux de catégorie A, 0,57%.

 

Ci-dessous la représentation graphique de la part respective des agents en fonction de leur catégorie qui composent la filière police municipale :

 

 

C’est en région PACA qu’il y a le plus grand nombre de cadres A (29 agents sur les 103 au niveau national).

 

Mais la région qui a le plus important taux de directeurs de police municipale est la Guadeloupe avec 2,22%. C’est d’ailleurs cette région qui compte également le plus fort pourcentage de cadre B avec 13,3% suivie par un autre territoire d’outremer, la Réunion (12%).

 

L’île de France a paradoxalement un des taux de cadres parmi les plus faible (4,85%) juste devant le rural Limousin (4,34%).

 

Les régions du sud enfin où les policiers municipaux sont les plus nombreux ont quant à elles un taux de cadres B de 9% environ.

 

La pyramide des cadres d’emploi de cette filière reste donc spécifique, avec une base largement surreprésentée par rapport aux autres filières de la FPT.

 

La jeunesse de la catégorie B (12 ans d’existence) et plus encore de la catégorie A (4 ans) explique ce phénomène.

 

1.3) Répartition des effectifs armés

 

7706 policiers municipaux sont armés (43% des effectifs en 2011 contre 42% en 2010), et dispose d’une arme dont la détention est soumise à une formation préalable (4ème catégorie: revolver, pistolet automatique, flash-ball, taser et 7ème catégorie: flash ball).

 

Les disparités régionales existent pour l’armement.

 

C’est le Maire qui décide d’armer ses agents lorsque la nature de leurs interventions et les circonstances le justifient. Il adresse alors une demande au préfet du département concerné, qui peut refuser d’y faire droit[]. L’armement des policiers municipaux tout comme le travail de nuit de ces derniers est conditionné par la signature de la convention de coordination avec les services de sécurité de l’Etat.

 

Les taux d’agents armés les plus importants se situent dans les territoires ultramarins en Martinique et en Guyane où 88% des policiers sont armés, vient ensuite la région PACA (78%), la Réunion (73%) et le Languedoc Roussillon (68%).

 

En Ile de France, un différentiel existe entre la Première Couronne ou 44% des agents sont armés contre 24% en Grande Couronne.

 

La façade ouest demeure une zone où les policiers municipaux restent beaucoup moins armés que dans l’est.

 

 

Cartographie du nombre d’agents armés en 4ème et ou 7ème catégorie par région et du taux d’armement de chacune d’entres elles

 

 

2) Activité formation du CNFPT en matière de police municipale

 

L’analyse de l’activité de formation du CNFPT en direction des policiers municipaux, présentée ci-dessous, est réalisée à partir d’une extraction des chiffres renseignés par les délégations régionales dans l’outil de gestion des actions de formation CNFPT (GDA)..

 

2.1) Formation initiale d’application (FIA) des agents de police municipale

 

En 2011, 55 sessions de formation initiale ont été réalisées par les délégations régionales du CNFPT. 880 agents ont été formés. Les groupes étaient composés de 16 personnes en moyenne.

 

C’est naturellement, la délégation PACA qui comptabilise le plus grand nombre d’effectifs, qui a organisé le plus de sessions (9) et a formé le plus d’agents (153)

 

La deuxième délégation en matière de formation police est la grande Couronne avec 7 sessions suivie en troisième place par les délégations Première Couronne et Languedoc Roussillon.

 

Ce sont les régions à plus forte densité qui continuent à recruter et de fait à former le plus grand nombre d’agents de police.

 

Le tableau présente le nombre d’agents ayant participés à chaque session :

 

DR

Nombre de FI APM

Nombre de stagiaires

Alsace Moselle

1

16

Aquitaine

2

35

Bretagne

1

19

Centre

2

35

Corse

1

7

Languedoc Roussillon

6

90

Lorraine

4

63

Midi Pyrénées

2

31

Nord Pas de Calais

2

34

Haute Normandie

2

34

Pays de Loire

2

34

Picardie

1

13

PACA

9

153

RAL

3

43

1ère Couronne

6

101

Grande Couronne

7

107

Martinique

1

12

Guyane

1

11

Mayotte

2

42

total

55

880

 

2.2) Formation initiale d’application (FIA) des chefs de service de police municipale

 

En 2011, 117 stagiaires ont suivi une formation de chef de service contre 140 stagiaires en 2010. Cette baisse relativement modeste du nombre de cadre B formés peut s’expliquer par la présence de lauréats de l’examen professionnel en 2010.

 

Les groupes étaient composés de 11 stagiaires en moyenne avec des sessions à plus de 15 agents en PACA et une session à 21 à la délégation Rhône Alpes Lyon.

 

11 délégations ont organisé ces formations.

 

 

Le tableau récapitule le nombre d’agents ayant participés à chaque session :

 

DR

Nombre de FI CSPM

Nombre de stagiaires

Bretagne

1

12

Centre

1

8

Grande Couronne

1

9

Guadeloupe

1

18

Lorraine

1

13

Nord Pas de Calais

1

10

PACA

3

47

RAL

1

21

RAG

 1

10

Total

11

117

 

2.3) Formation initiale d’application (FIA) des directeurs de police municipale

 

Aucun groupe n’a pu être constitué faute de stagiaires.

 

Des parcours de formation individualisés ont été proposés à chacun des 4 directeurs entrés en fonction en 2011.

Ces directeurs ont été suivis par des tuteurs et un comité pédagogique spécifique tout au long de leur formation. Ils ont également fait l‘objet d’un accompagnement spécifique par le conseiller formation de l’INSET de Dunkerque.

 

 

Nombre de stagiaires en formation initiale dans pour les 3 cadres d’emploi

 

 

2.4) Formation continue obligatoire (FCO) des policiers municipaux

 

La formation continue obligatoire est une formation durant toute la carrière.

 

Pour l’ensemble des agents de catégorie C, 10 jours de formation minimum sont requis sur une période de 5 ans pour pouvoir maintenir l’agrément.

Pour les agents de catégorie B (CSPM), ce sont 10 jours de formation minimum sur une période plus courte de 3 ans.

 

La FCO est composée d’une base liée à l’évolution du métier, le tronc commun, et de stages optionnels en réponse à la diversité des missions.

 

Le tronc commun doit permettre aux agents d’acquérir des connaissances liées à la forte évolution du cadre professionnel.

D’une durée de 4 jours, les troncs communs sont adaptés au niveau de responsabilité et d’encadrement des agents.

 

Les modules optionnels quant à eux prennent en compte la diversité et la multiplication des prérogatives des policiers au travers de stages spécifiques regroupant plus de soixante thèmes différents selon les délégations. La durée de ces modules doit être de 6 jours minimum pour la FCO.

 

En 2011, 1967 agents de police municipale de catégorie C n’ayant pas de fonction d’encadrement ont suivi une session de tronc commun de FCO. 139 sessions ont eu lieu réunissant 14 stagiaires en moyenne.

 

Le tableau présente le nombre d’agents de catégorie C sans fonction d’encadrement  ayant suivi leur tronc commun de FCO :

 

DR

Total stagiaires

Nombre de sessions

Alsace Moselle

94

9

Aquitaine

88

5

Bourgogne

50

4

Bretagne

47

3

Centre

64

5

Champagne Ardennes

32

2

Franche Comté

28

2

Languedoc Roussillon

180

14

Lorraine

43

3

Midi Pyrénées

23

2

Nord pas de Calais

127

10

Basse Normandie

31

2

Haute Normandie

68

4

Pays de Loire

61

4

Picardie

55

4

Poitou Charentes

44

3

Provence Alpes Côtes d’Azur

374

23

Rhône Alpes Grenoble

58

3

Rhône Alpes Lyon

234

18

1ère Couronne

86

5

Grande Couronne

159

12

Réunion

11

1

Guadeloupe

10

1

TOTAL

1967

139

 

459 agents de catégorie C ayant des fonctions d’encadrement ont également suivi un tronc commun de FCO en 2011.

 

La part d’agents de catégorie C ayant effectué leur FCO en 2011 est de 14,8%

 

Le tableau présente le nombre d’agents de catégorie C occupant des fonctions d’encadrement  qui ont suivi leur tronc commun de FCO :

 

DR

Nombre de stagiaires

Nombre de sessions

Aquitaine

24

2

Bretagne

23

2

Centre

31

2

Midi Pyrénées

13

1

Nord pas de Calais

37

3

Basse Normandie

6

1

Haute Normandie

17

1

Pays de Loire

17

1

Picardie

20

2

Rhône Alpes Lyon

22

2

1ère Couronne

53

3

Grande Couronne

91

7

Réunion

8

1

Guadeloupe

9

1

Martinique

15

1

Total

459

35

 

Enfin, 391 chefs de service, agents de catégorie B ont suivis une FCO en 2011 soit 25,7% d’entre eux.

 

DR

Total Stagiaires

nombre de sessions

Aquitaine

22

1

Bourgogne

14

1

Bretagne

17

1

Centre

19

1

Languedoc Roussillon

41

3

Midi Pyrénées

9

1

Nord pas de Calais

21

2

Picardie

21

1

Provence Alpes Côte d’Azur

194

13

Grande Couronne

22

2

Réunion

11

1

 Total

391

27

 

 

Le graphique présente le nombre d’agents de chaque catégorie ayant suivi leur FCO en 2011 :

 

2.5) FIA des gardes champêtres

 

En 2011, les deux délégations régionales référentes en matière de formation des gardes champêtres, Languedoc Roussillon et Picardie, ont assuré chacune une formations de garde champêtre.

 

27 gardes champêtres ont été formés en 2011.

 

 

2.6) Formation préalable à l’armement (FPA)

 

780 agents nouvellement dotés d’une arme de 4ème et/ou 7ème catégorie ont suivi une formation préalable au maniement des armes en 2011. 24 stagiaires ont échoué à leur formation et n’ont pas été armés à l’issue de la formation.

 

 

Stagiaires ayant suivis une FPA en 2011

Structure

Stagiaires

Echec

CNFPT ALSACE MOSELLE

13

CNFPT CENTRE

9

CNFPT GRANDE COURONNE

103

CNFPT LANGUEDOC ROUSSILLON

54

CNFPT PAYS DE LA LOIRE/Oissel

173

4

CNFPT PREMIERE COURONNE

53

14

CNFPT PROVENCE ALPES COTE D’AZUR

306

6

CNFPT RHONE ALPES GRENOBLE

26

CNFPT RHONE ALPES LYON

43

total

780

24

 

Les délégations PACA et Pays de Loire ont formé le plus grand nombre de stagiaires soit 61% du total.

 

Ces délégations régionales bénéficient d’une école de formation de la police nationale sur leur territoire (Oissel pour Pays de Loire et Fos pour PACA). L’établissement est ainsi à même d’organiser, dans ces écoles, les formations avec toutes les conditions de sécurité requises.

 

D’autres délégations régionales et notamment la Grande Couronne, la Première Couronne et Languedoc Roussillon, ont également organisé des formations au niveau régional pour faire face à un afflux important de stagiaires de la même zone et parce qu’elles ont pu trouver un équipement adapté à proximité.


 

3) Les autres formations

 

Les formations équestres et motorisées se sont poursuivies en 2011 avec le même niveau de satisfaction de la part des stagiaires les ayant suivies.

 

Le principe de formation continue des moniteurs en maniement des armes a également été institué par plusieurs délégations et un parcours spécifique a été conçu par le pôle de compétence.

 

Un référentiel national unique sur les gestes et techniques professionnels d’intervention a également été rédigé. Ce document va à l’instar de la mallette pour les formations au maniement des armes, s’imposer à l’ensemble des intervenants formateurs de cette matière.

4) Le projet de labellisation des intervenants de la filière et son expérimentation

 

 

Le CNFPT a décidé d’engager une action forte permettant de sécuriser et qualifier le recrutement des formateurs afin de :

 

  • harmoniser les enseignements
  • définir de façon précise le contenu des modules d’enseignements (déjà effectué pour une grande partie)
  • sélectionner des intervenants porteurs des valeurs de l’institution, respectueux des référentiels nationaux, détenteurs de la double compétence sur leur champ d’expertise professionnelle et celui de la pédagogie.

 

Cette professionnalisation accrue est indispensable pour accompagner la nécessaire montée en compétences des policiers municipaux.

 

Depuis plusieurs mois, les conseillers formation des délégations de référence du secteur « police municipale » accompagnés par le pôle de compétence ont ainsi travaillé à l’élaboration d’un dossier national unique d’identification et de candidature pour tous les intervenants de cette filière.

 

Ce travail participe à la démarche nationale concernant les intervenants et configure une première étape du processus de certification des formateurs.

 

Le choix de tester une méthode unique pour les intervenants de ce domaine en particulier, constitue une nécessité dans un contexte juridique complexe et professionnellement exigeant ou la responsabilité pénale de l’établissement est clairement engagée.

 

Ce dossier unique a une triple fonctionnalité, d’aide à la décision pour le recrutement d’un nouvel intervenant, d’optimisation de la connaissance de l’ensemble des intervenants, dont les anciens, et de constitution d’un annuaire national des intervenants de la filière.

 

Ce dossier en ligne que les intervenants auront à remplir en 2012 porte sur :

 

  • son identification
  • son parcours (formation initiale, expériences professionnels, formations professionnelles suivies, motivation de la candidature, expériences en qualité de formateur, besoins de formation de formateur)
  • ses propositions d’intervention (domaines d’expertise, propositions d’interventions, disponibilités

 

 

La démarche de labellisation peut s’illustrer de la manière suivante :

 

Enfin, l’expérimentation conduite en PACA avec Afnor s’est poursuivie durant toute l’année 2011 ainsi que celles débutées par d’autres délégations. Le retour sur expérience effectué par les conseillers formation a permis d’alimenter le groupe projet national notamment pour la construction du dossier unique intervenant[3].

 

5) Les partenariats du pôle de compétence

 

Le pôle de compétence « sécurité-police municipale » travaille au quotidien avec des partenaires internes et externes. Un synopsis de ces partenariats sous est présenté en annexe du document.

 

 

 

Conclusion

 

La police municipale joue un rôle de proximité, de réassurance de la population par une présence visible sur la voie publique, des contacts directs avec la population, des actions de prévention dans les établissements scolaires ou enfin à travers les comités de quartier par exemple.

 

La gestion de la tranquillité telle que conduite par les élus à travers leur service de police municipale passe également par le dialogue et la coopération avec d’autres acteurs que ce soient les services de sécurité de l’Etat (police nationale/gendarmerie nationale), l’ensemble des services municipaux qui participent à prévenir les risques (services sociaux, éducatif, urbanisme…) mais aussi le monde associatif (prévention spécialisée…) voire le secteur privé chargé d’une mission de service public (transporteurs, bailleurs…).

 

Ces acteurs se connaissent et ont appris à travailler ensemble.

 

L’action des polices municipales peut ainsi être optimisée par différents éléments :

  • un partenariat fort et inscrit dans la durée,
  • une bonne connaissance du territoire ce qui se révèle fondamental dans la réussite d’une police du quotidien
  • mais également une bonne connaissance de la population, ce lien étant bien entendu réciproque : les acteurs chargés de la gestion de la paix publique connaissent ainsi les populations dont ils ont la charge, les populations connaissent ces acteurs, les reconnaissent et – si le lien social est correctement tissé – les reconnaissent comme légitimes et apprécient leur action.

 

Le CNFPT traduit à travers son offre de formation ces fondamentaux de l’action des policiers municipaux.

 

Il met au cœur des modules, les notions de travail en mode coopératif, la connaissance du territoire et les interventions dans le respect des différentes populations auxquelles les policiers sont confrontés.

 

Les policiers municipaux sont d’ailleurs incités dans une logique de décloisonnement à se former avec d’autres territoriaux voire des agents de l’Etat travaillant dans le même champ. L’offre de formation « prévention de la délinquance » à laquelle bon nombre d’entre eux ont participé illustre bien ce principe et porte ses fruits[4].

 

Ce travail d’ouverture et d’accompagnement de la professionnalisation des policiers municipaux à partir d’une identification fine de leurs besoins constitue pour l’opérateur historique et unique des formations qu’est le CNFPT une priorité pour le pôle de compétence, conformément aux orientations pluriannuelles de formation.


[1] ) « L’organisation et la gestion des forces de sécurité publique » rapport thématique de la Cour des Comptes, juillet 2011

[2] ) « Rapport sur le rôle et positionnement des polices municipales » Ministère de l’Intérieur, de l’Outre Mer, des Collectivités Territoriales et de l’Immigration, décembre 2010

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