Communiqué de presse

Ces communes qui arment leur police municipale

Ces communes qui arment leur police municipale

Le 2/06/2012 à 11h23 par Barbara Gorrand | Mis à jour à 11h32

Les 103 membres de la police municipale de Perpignan sont dotés de tout l’arsenal possible et de gilets pare-balles.

Les 103 membres de la police municipale de Perpignan sont dotés de tout l’arsenal possible et de gilets pare-balles.  © FREDERIC VENNARECCI

D’accord, il y a armes, et armes. Comme il y a police municipale… ou pas. Car toutes les communes des Pyrénées-Orientales n’en sont pas dotées, ce choix étant entièrement à discrétion du maire. Pollestres, ville du député Daniel Mach, en est ainsi dépourvue. « Il y a un garde municipal, mais nous attendons l’installation de la gendarmerie à venir pour créer ensemble une véritable police municipale », explique-t-on à la mairie.

A Cerbère, un choix par défaut

Majoritairement, les communes des P.-O. qui ont choisi d’armer leur police municipale ont pris l’option légère : matraque rétractable ou Tonfa, et gaz incapacitant. Sur les 30 communes qui ont obtenu l’autorisation préfectorale d’armer leur PM, seules 12 y ont ajouté des armes de 7e catégorie (type Flash-Ball) ou de 4e catégorie (armes à feu et pistolets à impulsions électriques type Taser). C’est le cas à Cerbère, où sur les deux policiers municipaux en fonction, le maire a choisi d’en armer un.
« A l’époque, nous avions un garde champêtre armé. Aussi, lorsque nous avons embauché le premier policier municipal, qui est formateur de surcroît, nous avons décidé de conserver son arme. En contrepartie, la seconde policière municipale ne l’est pas », explique le maire, Jean-Claude Portella. « J’avoue que j’y étais opposé, car la sécurité n’est pas le rôle des policiers municipaux. Mais dans les petites communes, le désengagement de l’Etat qui a fermé les gendarmeries comme celle de Cerbère ne nous a pas laissé beaucoup de choix. Ce que je souhaite, c’est que le policier municipal n’ait jamais à se servir de son arme ».

A Perpignan, la voie de la professionnalisation

A Perpignan, parmi les premières villes de l’Hexagone à acquérir des pistolets Taser, on ne lésine pas avec la sécurité. Avec un budget annuel d’environ 6 millions d’euros, comprenant le dispositif de vidéo-protection (subventionné à 30 %), les 103 membres de la police municipale sont dotés de tout l’arsenal possible, et de gilets pare-balles. « C’est un budget extrêmement lourd », concède Jean-Marc Pujol. « Mais la sécurité est une demande très forte de nos concitoyens. Les policiers municipaux effectuent de véritables missions de police, se substituant parfois à la police nationale qui manque de moyens, et donc s’opposent à des malfaiteurs de plus en plus dangereux ».
L’idée d’une généralisation de l’armement des policiers municipaux va donc dans le bon sens pour le maire de Perpignan.
« Je suis même de ceux qui pensent que la sécurité publique devrait être du ressort du maire. A l’instar de ce qui se fait aux Etats-Unis, les missions de polices judiciaire et criminelle devraient incomber à la police nationale, et la sécurité publique à la police locale ».
Dans cette optique, Jean-Marc Pujol a soigneusement choisi les nouveaux policiers recrutés l’an dernier : « Pour beaucoup, ils sont issus de la police nationale ou de la gendarmerie ».
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À SAVOIR
L’avis de la police nationale :
« Cela ne peut se faire au détriment de la nationale »

- Francis Vizuete, Unité SGP Police – FO :
« C’est le principe des vases communicants, on ne peut dissocier les deux : la police nationale fait partie d’un ministère régalien mais l’Etat se désengage de plus en plus de ses missions. Les maires se retrouvent donc en première ligne… Prenons l’exemple de Perpignan : ces 5 dernières années, nous avons perdu de 130 à 150 fonctionnaires à plein-temps avec la RGPP. Cela concerne principalement la sécurité publique, mais tous les services sont concernés. Cela a donc forcément des conséquences sur le nombre de patrouilles ! Si l’Etat donnait les moyens à sa police nationale en terme de matériel comme de recrutement, les maires n’auraient pas à dégager un budget aussi conséquent pour la police municipale. Car on arrive aujourd’hui à des situations où, parfois, la police municipale est mieux armée que la nationale… ».
- Antoine Cuevas, Alliance police nationale :
« A priori nous n’y sommes pas opposés, et il est arrivé à plusieurs reprises à Perpignan que nous travaillions main dans la main avec la police municipale. Cependant, nous maintenons que l’armement des polices municipales ne doit pas se faire au détriment de la police nationale ! Il ne faudrait pas qu’un jour un gouvernement décide d’arrêter le recrutement de policiers nationaux sous prétexte que les polices municipales sont armées. Car les policiers municipaux demeurent des employés municipaux, avec lesquels nous pouvons travailler en complément mais qui n’ont pas les mêmes prérogatives. Et qui, tout en étant évidemment formés, n’ont pas le même parcours qu’un policier national qui effectue un an d’école puis un an de stage, avec des séances de tir obligatoires et des formations annuelles. Avec la mise en examen du policier de Noisy-le-Sec, je m’inquiète un peu pour la responsabilité des policiers municipaux ».

 

source l’indépendant

 

reaction du Président de la CFTC-POLICE MUNICIPALE

il va s’en dire que de nouveau le syndicat SGP-FO considère les agents de police municipale comme des simples valets et que nos formations sont soi-disant moins bonne que les leurs .  le même refrain systématique de ce syndicat commence a être lassant

Patrick CARRE

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