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POLICE MUNICIPALE DE CLUSES : l’agent s’explique

Cluses. Le policier municipal suspendu : « Je ne suis pas un fou des armes ! »

vendredi 27.04.2012, 12:17 Le policier municipal chez qui un pistolet-mitrailleur de la seconde guerre a été retrouvé tient à expliquer les faits et les remettre dans leur contexte.

« Je ne suis ni Mohamed Merah ni une branche armée d’Al Qaida ! Tout le monde connaît ma passion. » Le policier municipal suspendu se dit « très affecté » par cette affaire, et surtout les rumeurs qui en découlent. Cette passion, c’est la période de la Seconde Guerre mondiale. « Je collectionne depuis que j’ai 6 ans et les voyages scolaires sur les plages du débarquement en Normandie ». Il collectionne donc les armes démilitarisées, mais aussi les costumes, casques, objets, participe à des expos « J’ai même été figurant dans des séries TV ». D’où il conserve d’ailleurs un souvenir, un pistolet-mitrailleur Thompson américain de cinéma, avec canon bouché sauf pour un tout petit trou qui permet de libérer les gaz, afin de permettre à la culasse de reculer et de « faire plus vrai ». C’est lui qui, de la bouche même de son propriétaire, a déclenché ses ennuis. C’est de cette arme neutralisée que les bruits de coups de feu auraient été produits. Il reconnaît que des invités étaient chez lui le 14 avril. Il leur montrait sa collection, son « petit musée ». « Tout est rangé, cloisonné, sécurisé, démilitarisé ». Mais alors que hôte et invités admirent l’objet, un des visiteurs malheureusement « tire » alors que 5 cartouches à blanc sont chargées dans l’arme. Bruits, enquête, perquisition. Effectuée d’ailleurs, tient-il à préciser, « avec respect, professionnalisme par les gendarmes, qui ne m’ont pas jugé ». Ils trouvent donc le MP40 allemand, « qui n’était pas encore démilitarisé, mais qui allait partir bientôt à Saint-Etienne dans ce but. Il était rangé dans une mallette, fermée à code ». Quant au 22 long rifle, « je l’ai acheté avec un lot comprenant notamment un mousquet du XVIIIe siècle. Cela fait seulement quelques années qu’ils sont soumis à déclaration, je l’ai appris. » Une arme d’ailleurs qui se révélera après vérification administrative volée en 1982, sans que le policier ne soit au courant de ce fait. D’ailleurs, « j’‘avais 11 ans en 82 ». Il le répète donc, « je ne suis pas un fou des armes ». Et glisse au passage des remerciements au maire, au directeur de cabinet de Cluses qui, bien qu’ayant pris la décision de suspension à titre conservatoire, « ont été très compréhensifs et humains à mon égard ».

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