Revue de presse

POLICE MUNICIPALE DE TOULOUSE : voyeurisme

Rue du Sergent-Vigné, les habitants sont à bout

voyeurisme

Les curieux se pressent devant l'appartement du tueur au scooter et prennent des photos./Photo DDM, Thierry Bordas

Les curieux se pressent devant l'appartement du tueur au scooter et prennent des photos./Photo DDM, Thierry Bordas
Les curieux se pressent devant l’appartement du tueur au scooter et prennent des photos./Photo DDM, Thierry Bordas

Difficile pour les habitants de la rue du Segent-Vigné de reprendre une vie normale. Ils sont régulièrement embêtés par des touristes mais aussi de mauvais plaisantins.

La rue est, en apparence, revenue au calme. Mais au cœur de la cité Belle-Paule, où vivait et est mort Mohammed Merah, le tueur au scooter, la police municipale est obligée de garder la rue. Car plus d’une semaine après la mort de leur voisin abattu par le RAID, les habitants du numéro 17, et les riverains, continuent de subir les visites de curieux plus ou moins envahissants. À tel point que les résidents ont supplié lundi soir la mairie d’intervenir.

Jusqu’à nouvel ordre, deux policiers municipaux encadrent l’entrée de l’immeuble où vivait le forcené. Dans la journée et même en pleine semaine, un nombre important et régulier de visiteurs passe pour tenter d’apercevoir des reliques du siège de 32 heures notamment les impacts de balles venus frapper la façade de l’immeuble. Les voitures, quand il ne s’agit pas de taxis, font un détour et passent au ralenti dans la rue Vigné.

« C’est devenu un lieu quasi touristique pour ne pas dire de pèlerinage », résume Yannick Cheveau, secrétaire général de la police municipale, d’après ce que lui ont raconté ses collègues en faction. Ceux-ci passent le plus clair de leur temps à faire circuler les passants voyeurs. Parmi eux, de nombreux adolescents. Et si la majorité passe sans piper mot, les habitants et les policiers essuient parfois des provocations, faisant directement référence au tueur : « Je vais racheter son appart, faire un musée ».

Harcèlement de nuit

« Si cela s’arrêtait là, cela ne serait pas si grave, ça finirait par se calmer à force », confie une habitante. Or, après la fin de service des policiers à minuit, le voyeurisme frise avec le harcèlement. Les curieux stationnent plus longtemps, prennent des photos, babillent sous les fenêtres réparées et calfeutrées des habitants. À plusieurs reprises, des gens se sont introduits en pleine nuit dans l’immeuble pour tenter d’entrer dans l’appartement du rez-de-chaussée. Celui de Mohammed Merah.

Les habitants sont aussi victimes de plaisanteries douteuses, « comme le soir où des gens on fait péter des pétards qui rappelaient les coups de feu », raconte un riverain.

Bref, les habitants sont excédés. Impossible pour eux de profiter de leur balcon, de rester dans la rue. « Certains ne sont pas revenus, ils ont pris peur en voyant les habitants harcelés à la télé. Beaucoup d’autres pensent à déménager. »

Une gerbe de fleurs a vite été retirée

Mardi soir, les policiers se sont empressés de retirer une gerbe de fleurs qui a été déposée au pied de l’immeuble du tueur. Et selon Yannick Cheveau, secrétaire général du syndicat de la police municipale, « il y a même des gens qui sont venus prier ».

« Je ne pense pas qu’il y ait dans les visiteurs beaucoup de pro Mohammed Merah. C’est plus de la curiosité morbide. Et quand des jeunes font des remarques pro-Mérah, c’est plus par provocation. Je ne pense pas qu’il y ait un véritable culte du héros », nuance un riverain.

source la dépêche.fr

 

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