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POLICE MUNICIPALE Toulouse : le désarmement de la police municipale provoque la colère des syndicats

Après la levée du plan Vigipirate écarlate, la mairie de Toulouse a cessé le 26 mars 2012 d’armer ses équipes de jour, limitant le port d’arme aux équipes du soir, de 20 h à minuit.

« Lundi 19 mars au moment du déclenchement du plan Vigipirate, compte tenu du caractère exceptionnel de la situation et pour une collaboration plus efficace entre police nationale et police municipale, nous avons, à la mairie de Toulouse, décidé de réarmer les équipes de jour, en restant dans le cadre de la convention signée avec la police nationale et après l’avis de la préfecture, explique Jean-Pierre Havrin, élu à la ville de Toulouse en charge de la sécurité. La suspension du plan Vigipirate écarlate ce week-end, nous a amené à revenir à la situation antérieure ».

Les syndicats montent au créneau – Depuis le désarmement des équipes de jour de la police municipale et alors qu’une commission consultative des polices municipales doit se réunir ce mardi 27 mars à Paris, les réactions ne se sont pas faites attendre. Des policiers municipaux ont manifesté le lundi 26 mars au matin devant le Capitole, et les syndicats montent au créneau.

Le syndicat national des policiers municipaux FO demande, par une lettre ouverte au président de la République, l’adoption du port d’arme pour les policiers municipaux par décret de manière statutaire , « à l’égal de ceux qui exercent une mission de sécurité publique, policiers nationaux, gendarmes, gardes champêtres… », affirmant que « l’on ne peut laisser seuls les maires décider ou non du port d’arme des policiers municipaux ».

Patrick Carré, président du syndicat CFTC police municipale va plus loin, dénonçant « l’idéologie de la honte, et la démagogie des élus toulousains qui jouent sur les administrés et les policiers municipaux en les désarmant aussi rapidement au détriment de la sécurité publique ».

« M. Havrin peut-il nous garantir que la dangerosité de notre métier se cantonne entre 20 h et minuit ? » s’interroge pour sa part la FA-FPT.

Priorité à la police de proximité – La police municipale toulousaine, qui compte 170 agents, s’est réorganisée depuis deux ans sous la houlette de Jean-Pierre Havrin, le « monsieur sécurité » de l’équipe de Pierre Cohen, maire (PS) de Toulouse depuis 2008. La priorité a été donnée à la police de proximité avec la création d’équipes spécifiques jouant un rôle de prévention au cœur des quartiers. Parallèlement, depuis septembre 2010, les rondes de nuits ont été supprimées, limitant le port d’arme des agents municipaux entre 20 h et minuit. Elles avaient été instaurées en 2004 par le maire de l’époque, Jean-Luc Moudenc (UMP).

« Nous savions qu’en réarmant les équipes de jour, nous soulèverions le débat national, explique Jean-Pierre Havrin, avec une réaction en masse des syndicats. La question qui se pose aujourd’hui est celle de savoir s’il faut une police municipale et une seule, ou des polices municipales, et quel est statut pour le policier municipal. Cette affaire de la tuerie de Toulouse a ouvert le débat

source la gazette des communes

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