Revue de presse

POLICE MUNICIPALE DE CARCASSONNE :La police municipale réfute les soupçons de discrimination

Carcassonne.

La police municipale réfute les soupçons de discrimination

discrimination raciale

A-t-on refusé oui ou non à un jeune lycéen en bac pro métiers de la sécurité de Jules-Fil un stage dans la police municipale en raison de son nom à consonance maghrébine ? Pour l’intervenant qui a appuyé sa candidature, le doute est permis. « Il a demandé un stage au mois de décembre pour février. La réponse négative est arrivée en février. Pendant ce temps un autre jeune au patronyme moins connoté a obtenu le stage », s’étonne-t-il, lui qui s’en est ouvert au maire et à son adjoint chargé de la sécurité, Michel Molhérat. « C’est d’autant plus dommage, ajoute-t-il au nom de la discrimination positive, que ce jeune est méritant ». Furax qu’on puisse faire planer ce doute sur la municipalité, Michel Molhérat réfute catégoriquement l’accusation : « Je m’indigne qu’il puisse formuler ce type d’insinuations inadmissibles à l’encontre d’une municipalité qui œuvre avec détermination pour lutter contre toutes les formes de discrimination. »

Selon lui, les raisons du refus de la candidature du jeune homme ne sont qu’administratives. Pour les demandes de stages, la procédure nécessite les signatures du chef de service, du directeur général des services, du directeur des ressources humaines et de l’élu concerné. Autant dire une procédure longue. Or, explique Michel Molhérat, « sa candidature nous est arrivée trop tard. L’autre élève retenu pour le stage avait fait sa demande au mois d’octobre ! C’est cela et seulement cela qui explique que nous l’ayons pris. » Et puis, ajoute-t-il en forme de tacle, « je n’ai pas de leçon à recevoir d’un intervenant sur la sécurité qui s’est fait virer il y a quelques années de la police nationale ».

Délais trop courts

De son côté, Xavier Lagassé, le chef de la police se dit « atterré » par ces accusations. « Si j’avais su que ce jeune avait essuyé plusieurs refus de stage, on aurait sans doute fait un effort particulier. Il était simple pour l’intervenant de nous passer un coup de fil. » Sur le fond, martèle-t-il, « nous ne prêtons aucune attention aux consonances du nom des demandeurs de stage. Sur les 45 personnes qui travaillent dans les services de la police municipale, il y a d’ailleurs une grande mixité. J’ai de nombreux collaborateurs de toutes origines. Ce jeune a fait sa demande une semaine avant la période de stage, les délais étaient trop courts. Je signale quand même que nous l’avions eu en stage l’année précédente », ce qui tendrait à tordre définitivement le cou au soupçon de discrimination.

 

source: la dépêche

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